Couple regardant des documents financiers avec conseiller, ambiance professionnelle et rassurante
Publié le 15 mars 2024

Le décès d’un emprunteur ne solde pas automatiquement un crédit immobilier ; sans une assurance emprunteur bétonnée, le risque financier pour la famille est immense.

  • La quotité à 100% sur chaque tête est la seule véritable « sanctuarisation » du bien, surtout en cas d’écart de revenus ou de statut de concubinage.
  • Les exclusions pour fausse déclaration ou l’arrêt des garanties après 65 ans sont des pièges plus courants et dangereux que les clauses sur les sports extrêmes.

Recommandation : Auditer votre contrat actuel via la loi Lemoine n’est pas une option, c’est un devoir de prévoyance pour garantir une transmission sereine et sécurisée à vos proches.

C’est la question que personne ne veut se poser, mais que tout chef de famille responsable doit affronter : si je venais à disparaître, que deviendrait le crédit de la maison ? Qui paierait les mensualités ? Ma famille pourrait-elle rester dans notre foyer ? L’angoisse est légitime, car elle touche au cœur de la sécurité familiale. On pense souvent être « couvert » par l’assurance de la banque, une ligne obligatoire et coûteuse souscrite avec le prêt. Mais cette croyance est une dangereuse simplification.

La réalité est plus complexe. Entre les quotités mal adaptées, les exclusions cachées dans les petites lignes et les garanties qui s’éteignent avec l’âge, le rempart que vous pensiez solide peut se révéler plein de brèches. Laisser cette question en suspens, c’est prendre le risque de transformer un drame personnel en catastrophe financière pour ceux que vous aimez le plus. L’assurance emprunteur n’est pas une simple garantie pour la banque ; c’est l’acte de prévoyance ultime qui doit sanctuariser votre patrimoine et protéger l’avenir de votre conjoint et de vos enfants.

Cet article n’est pas un simple guide. C’est une feuille de route pour vous, le pilier de votre famille. Nous allons disséquer ensemble, point par point, les zones de risques et les leviers d’action pour transformer une angoisse en certitude. L’objectif est clair : faire de votre contrat d’assurance un bouclier infaillible, garant d’une transmission sereine, quoi qu’il arrive.

Pour vous guider dans cette démarche essentielle, cet article est structuré pour répondre aux questions les plus critiques que vous vous posez. Chaque section aborde un point de vigilance spécifique, vous donnant les clés pour comprendre et agir.

Assurance à 100% sur chaque tête : pourquoi est-ce vital si les deux conjoints travaillent ?

Lorsque deux conjoints empruntent, la banque exige que le prêt soit couvert à 100% minimum. La répartition de cette couverture, la « quotité », est laissée à votre appréciation. L’option standard, souvent 50/50, est un piège. Elle implique qu’au décès de l’un, l’assurance ne rembourse que la moitié du capital restant dû. Le survivant doit continuer à payer l’autre moitié. Si ses revenus seuls ne le permettent pas, la vente du domicile familial devient une issue tragique et fréquente. Choisir une quotité à 100% sur chaque tête est le seul moyen de sanctuariser le bien immobilier. Cela signifie qu’au premier décès, l’assurance solde l’intégralité du prêt, libérant le conjoint survivant de toute charge financière.

Cette protection est encore plus cruciale pour les couples non-mariés. En cas de décès, le concubin survivant peut se retrouver en indivision sur le bien avec les héritiers du défunt (parents, enfants d’une autre union). Il devrait alors non seulement assumer sa part du crédit, mais aussi potentiellement « racheter » la part des autres héritiers pour conserver le logement. Une quotité de 100% sur chaque tête élimine ce scénario cauchemardesque.

Étude de Cas : Le piège du concubinage et de la quotité 50/50

Prenons un couple en concubinage avec un prêt de 200 000€ et une quotité 50/50. En cas de décès d’un des conjoints, l’assurance rembourse 100 000€. Le survivant doit non seulement continuer à payer sa part du crédit, mais se retrouve propriétaire en indivision avec les héritiers légaux du défunt (par exemple, ses parents). Avec une quotité 100/100, le crédit aurait été entièrement soldé, faisant du survivant le seul propriétaire (selon les dispositions testamentaires) et le protégeant de toute complication successorale sur le bien.

Cet arbitrage de protection est fondamental. Le léger surcoût mensuel d’une couverture à 200% (soit 100% sur chaque tête) n’est pas une dépense, mais l’investissement le plus important pour garantir la stabilité de votre famille face au pire. C’est un acte de prévoyance qui assure que le foyer que vous avez construit reste un havre de paix, et non une source d’angoisse financière.

100% sur chaque tête ou 50/50 : quel impact sur le prix et la protection du couple ?

La question du coût est souvent ce qui freine les couples à opter pour la protection maximale. Une quotité 50/50 est mathématiquement moins chère qu’une quotité 100/100. Cependant, cet « arbitrage de protection » ne doit pas se faire sur la base du seul coût mensuel, mais sur l’évaluation du risque financier résiduel laissé au conjoint survivant. La véritable question est : « mon conjoint pourrait-il, seul, assumer la moitié des mensualités du crédit avec son unique salaire, tout en faisant face aux autres charges de la vie ? » Pour la majorité des ménages, la réponse est non.

L’écart de revenus au sein du couple est un facteur critique. Une répartition 70/30, basée sur les revenus respectifs, peut sembler un bon compromis. Mais elle reste une solution partielle. Si le conjoint générant 70% des revenus décède, le survivant avec 30% des revenus devra toujours rembourser 30% d’un crédit dimensionné pour deux salaires. C’est souvent une situation intenable.

Étude de Cas : Le couple avec un écart de revenus important

Imaginons un couple où l’un gagne 4 000€/mois et l’autre 1 500€/mois, pour un prêt de 250 000€. Avec une quotité 50/50, si le plus gros salaire disparaît, le conjoint survivant, avec ses 1 500€ de revenus, doit encore rembourser 125 000€. Les mensualités deviennent impossibles à assumer. Une quotité 100/100 protège totalement le conjoint aux revenus les plus modestes pour un surcoût d’environ 50€/mois. Cet investissement est dérisoire face au risque de perdre le logement familial.

Le tableau suivant illustre clairement l’impact des différentes options pour un prêt de 300 000€. Le « reste à charge survivant » est le montant que votre conjoint devra continuer à rembourser seul. C’est ce chiffre qui doit guider votre décision.

Comparaison des quotités pour un prêt de 300 000€
Quotité Protection décès conjoint 1 Protection décès conjoint 2 Reste à charge survivant Surcoût mensuel indicatif
50/50 150 000€ 150 000€ 150 000€ Référence
70/30 210 000€ 90 000€ 90 000€ à 210 000€ +0€
100/100 300 000€ 300 000€ 0€ +60-80€/mois

Héritage d’un bien avec crédit : les héritiers doivent-ils continuer à payer les mensualités ?

En principe, non. Si l’assurance emprunteur a été correctement souscrite, c’est elle qui prend le relais et solde le capital restant dû auprès de la banque. Les héritiers reçoivent alors un bien immobilier libéré de toute dette. C’est le cœur même de la promesse de l’assurance décès. Cependant, la réalité administrative peut créer une période de flottement anxiogène : la « zone grise ». Entre la déclaration du décès et le versement effectif des fonds par l’assureur, il peut s’écouler plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Durant ce délai, les prélèvements des mensualités du crédit ne s’arrêtent pas automatiquement. Théoriquement, c’est à la succession (donc aux héritiers) d’honorer ces paiements. Une situation qui peut être financièrement impossible pour une famille déjà endeuillée. Heureusement, une négociation est possible. Le notaire en charge de la succession doit immédiatement contacter la banque pour demander un report des échéances le temps que l’assurance traite le dossier. La plupart des banques accordent ce délai de grâce pour éviter des incidents de paiement.

La zone grise des 3 mois post-décès

En moyenne, un délai de 3 mois s’écoule entre la déclaration du décès et l’indemnisation par l’assureur. Pendant cette période, les mensualités continuent de courir. C’est une source de stress majeur pour les familles. Il est impératif que le notaire ou les héritiers contactent la banque très rapidement après le décès pour demander une suspension temporaire des prélèvements. Cette démarche proactive est essentielle pour une gestion sereine de la situation et pour éviter que les héritiers n’aient à avancer des fonds qu’ils n’ont pas.

Pour les héritiers, il est vital de réagir vite et de manière structurée. Une procédure claire doit être enclenchée pour s’assurer que le processus se déroule sans accroc et garantir une transmission sereine du patrimoine.

Plan d’action pour les héritiers : les 4 étapes cruciales

  1. Déclarer le décès : Informer la banque et l’assureur par courrier recommandé avec l’acte de décès, dans les délais prévus au contrat (généralement 2 à 3 mois).
  2. Coordonner avec le notaire : Lui fournir tous les documents nécessaires. C’est lui qui fera le lien officiel avec les organismes financiers.
  3. Négocier le report : Demander immédiatement à la banque, via le notaire, un report des mensualités pour la durée d’instruction du dossier par l’assurance.
  4. Évaluer la succession : Analyser avec le notaire l’ensemble de l’actif et du passif du défunt avant d’accepter ou de renoncer à la succession.

L’erreur de croire que vous êtes couvert jusqu’à la fin du prêt si vous avez plus de 70 ans

C’est l’une des méprises les plus courantes et les plus dangereuses. La plupart des emprunteurs pensent que leur assurance les couvre de A à Z, du premier au dernier jour du prêt. C’est vrai pour la garantie Décès, qui court souvent jusqu’à 85, voire 95 ans. Mais ce n’est absolument pas le cas pour les autres garanties cruciales comme l’Incapacité de Travail (ITT) ou l’Invalidité (IPT/IPP). Or, le risque de ne plus pouvoir travailler à cause d’un problème de santé augmente avec l’âge.

La dure réalité est que la majorité des contrats d’assurance emprunteur cessent de couvrir l’incapacité et l’invalidité à l’âge de la retraite, soit 65 ou 67 ans. Passé cet âge, si un problème de santé vous empêche de percevoir vos revenus (pension de retraite), l’assurance ne prendra plus en charge vos mensualités. Vous continuez à payer une assurance qui ne vous couvre plus que pour le décès. D’après les données du marché de l’assurance emprunteur, 65 ans est l’âge moyen de cessation des garanties ITT et IPT, alors même que les crédits s’étalent de plus en plus longtemps.

Il est donc impératif de vérifier la date de fin de vos garanties ITT/IPT dans votre contrat. Si votre prêt se termine après cet âge, vous entrez dans une zone de risque non couverte. Heureusement, des solutions alternatives existent pour sécuriser cette période.

Solutions alternatives de garantie après 65 ans
Solution Avantages Inconvénients Coût indicatif
Nantissement d’assurance-vie Pas de questionnaire médical, acceptation quasi-certaine par la banque. Immobilise une partie de votre épargne qui ne peut plus être touchée. 0€ de prime
Hypothèque conventionnelle Permet de garantir le prêt sans bloquer d’épargne. Coûteux, avec des frais de notaire et d’enregistrement importants. 2-3% du capital
Donation de la nue-propriété Anticipe la transmission du patrimoine aux enfants. Perte du contrôle total du bien de votre vivant. Frais de donation

Ces options doivent être discutées avec un conseiller en gestion de patrimoine pour trouver la plus adaptée à votre situation. Ne pas anticiper cette échéance, c’est s’exposer à un risque majeur au moment où l’on est le plus vulnérable.

Surprime fumeur : quel impact la cigarette a-t-elle sur le coût de votre garantie décès ?

Être fumeur a un impact direct et massif sur le coût de votre assurance emprunteur. Les assureurs considèrent le tabagisme comme un risque aggravé de santé, ce qui se traduit par une « surprime » pouvant faire doubler, voire tripler, le montant de vos cotisations. Sur la durée totale d’un prêt de 25 ans, cette surprime peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros. C’est un coût colossal qui pèse lourdement sur le budget du ménage, souvent pour une protection identique.

La définition de « fumeur » est très large pour un assureur : toute personne ayant consommé du tabac (cigarette, cigare, pipe, cigarette électronique avec nicotine) au cours des 24 derniers mois. La tentation de ne pas le déclarer pour éviter la surprime est une très mauvaise idée. En cas de sinistre, si l’assureur prouve que vous étiez fumeur au moment de la souscription (via le dossier médical par exemple), il peut invoquer la fausse déclaration intentionnelle et refuser toute indemnisation. Votre famille se retrouverait alors sans protection et avec le crédit à rembourser.

Billets d'euros s'envolant dans la fumée, métaphore du coût du tabac sur l'assurance

La bonne nouvelle est que cette situation n’est pas une fatalité. Si vous arrêtez de fumer, vous pouvez demander à votre assureur la suppression de cette surprime. La plupart des contrats prévoient cette possibilité après une période de 24 mois sans tabac. Cette démarche simple peut vous faire économiser des sommes considérables, que vous pourriez réallouer à une meilleure protection (comme passer à une quotité 100/100).

Protocole pour redevenir non-fumeur aux yeux de l’assureur

  1. Cesser totalement et durablement toute consommation de tabac ou substituts nicotiniques pendant au moins 24 mois consécutifs.
  2. Conserver les preuves médicales potentielles de cet arrêt (attestation du médecin traitant, etc.).
  3. Envoyer une demande formelle de révision tarifaire à votre assureur par courrier recommandé, avec une attestation sur l’honneur de votre sevrage.
  4. Accepter un éventuel test médical (cotinine urinaire) demandé par l’assureur pour valider l’arrêt effectif.
  5. Obtenir un avenant à votre contrat avec le nouveau tarif, qui supprime la surprime et réduit vos cotisations futures.

Suicide et sports extrêmes : dans quels cas l’assurance décès refuse-t-elle de payer ?

Les exclusions de garantie sont la plus grande crainte des assurés. Parmi elles, le suicide et la pratique de sports à risques sont souvent citées. Il est crucial de comprendre ce que dit réellement la loi et votre contrat pour ne pas tomber dans des idées reçues. Concernant le suicide, la loi française est protectrice. Une assurance emprunteur ne peut pas exclure le suicide de ses garanties après la première année de contrat. S’il survient durant la première année, la prise en charge dépend du projet financé.

De manière protectrice pour les familles, la législation française sur l’assurance emprunteur impose une couverture même en cas de suicide la première année, mais uniquement pour l’achat de la résidence principale et dans la limite d’un plafond de 120 000 €. Pour tout autre projet (résidence secondaire, investissement locatif) ou pour un capital supérieur, le suicide n’est pas couvert la première année. C’est une nuance importante qui protège l’essentiel : le toit de la famille.

Concernant les sports extrêmes (parachutisme, plongée, alpinisme…), ils ne sont généralement pas couverts par les contrats standards. Si vous pratiquez régulièrement une telle activité, vous devez impérativement le déclarer à la souscription. L’assureur proposera alors soit une exclusion de garantie pour les accidents liés à ce sport, soit un rachat d’exclusion moyennant une surprime. Ne pas déclarer un sport à risque est considéré comme une fausse déclaration et peut entraîner un refus de prise en charge en cas d’accident, même s’il n’est pas lié à ce sport.

Personne examinant attentivement un contrat d'assurance avec une loupe, détails flous en arrière-plan

La clé est la transparence. Il vaut mieux payer une surprime pour être couvert que de risquer un refus d’indemnisation qui laisserait votre famille dans une situation dramatique. L’honnêteté lors du questionnaire de santé est votre meilleure protection.

Sports à risques et maladies psy : les petites lignes qui annulent votre couverture

Au-delà des exclusions « classiques » comme les sports extrêmes, le vrai danger se cache souvent dans des clauses plus subtiles, notamment celles liées aux affections psychologiques (dépression, burn-out) et aux maladies non-objectivables (douleurs dorsales chroniques, fibromyalgie). Beaucoup de contrats d’assurance groupe (ceux des banques) excluent la prise en charge de l’incapacité de travail liée à ces pathologies. C’est un point de vigilance majeur, car ces affections sont une cause majeure d’arrêts de travail de longue durée.

La loi Lemoine a apporté une avancée significative en matière de questionnaire de santé. En effet, la loi Lemoine de 2022 établit que pour un prêt immobilier de moins de 200 000 € par emprunteur (soit 400 000 € pour un couple) et dont le remboursement se termine avant les 60 ans de l’assuré, le questionnaire médical est supprimé. Cela facilite grandement l’accès à l’assurance pour les personnes ayant eu des problèmes de santé, mais ne supprime pas le devoir de déclarer les activités à risque si la question est posée.

Que faire si, malgré tout, l’assureur refuse de payer en invoquant une exclusion ou une fausse déclaration ? Il ne faut jamais considérer ce refus comme une fatalité. Un parcours de contestation structuré existe et il est de votre droit de l’utiliser pour défendre les intérêts de votre famille. La première étape est toujours de comprendre la raison exacte du refus.

Plan d’action en cas de refus de l’assureur

  1. Exiger la justification : Demander par courrier recommandé avec accusé de réception la justification écrite et détaillée du refus, citant les articles précis du contrat.
  2. Obtenir une contre-expertise : Faire appel à un médecin expert indépendant pour réaliser une contre-expertise médicale si le refus est lié à une cause de santé.
  3. Contester auprès du service réclamation : Envoyer une contestation argumentée au service réclamation de l’assureur. Ils ont un délai légal de deux mois pour répondre.
  4. Saisir le Médiateur de l’assurance : Si le désaccord persiste, la saisine du Médiateur est une étape gratuite et souvent efficace. Il rend un avis en quelques mois.
  5. Engager une action en justice : En dernier recours, si aucune solution amiable n’est trouvée, il est possible de saisir le tribunal compétent, idéalement avec l’aide d’un avocat spécialisé.

À retenir

  • La quotité à 100% sur chaque tête est le seul véritable rempart pour protéger intégralement le conjoint survivant et sanctuariser le patrimoine familial.
  • Les garanties invalidité (ITT/IPT) cessent souvent à 65 ans. Vérifier cette date de fin dans votre contrat est crucial si votre prêt court au-delà.
  • La délégation d’assurance permise par la loi Lemoine n’est pas une simple économie, c’est une opportunité majeure d’obtenir une meilleure protection pour un coût inférieur.

Délégation d’assurance : comment économiser 12 000 € sur votre crédit grâce à la loi Lemoine ?

Pendant des années, les banques ont imposé leurs propres contrats d’assurance emprunteur, souvent chers et peu couvrants. La loi Lemoine, en vigueur depuis 2022, a changé la donne. Elle vous permet de changer d’assurance de prêt à tout moment, sans frais et sans justification, à la seule condition que le nouveau contrat présente des garanties au moins équivalentes. C’est une révolution pour le pouvoir d’achat et la protection des familles. En moyenne, selon la députée Patricia Lemoine, initiatrice de la loi, les économies réalisées se situent entre 5 000 et 15 000 euros sur la durée totale du prêt.

Cette démarche, appelée « délégation d’assurance », vous permet de mettre en concurrence les offres et de choisir un contrat sur-mesure, souvent bien plus protecteur que le contrat groupe de la banque. Vous pouvez par exemple opter pour un contrat qui couvre les affections psy et dorsales, qui n’a pas d’exclusions sur votre sport ou qui propose une meilleure indemnisation, tout en payant moins cher.

Étude de cas : Une économie réelle de plus de 30 000 €

Un couple de 44 et 42 ans, non-fumeurs, emprunte 466 612€ sur 25 ans. Le contrat d’assurance de leur banque leur coûte 63 172€ sur la durée du prêt. En faisant jouer la loi Lemoine, ils souscrivent un contrat externe avec des garanties supérieures. Le nouveau coût total de l’assurance tombe à environ 31 500€. L’économie nette est de plus de 31 000€, tout en conservant une protection maximale avec une quotité à 100% sur chaque tête. Cet argent économisé peut servir à d’autres projets ou simplement alléger la charge mensuelle.

Faire une délégation d’assurance est aujourd’hui un acte de bonne gestion et de prévoyance. Ce n’est pas seulement une question d’économies, c’est l’opportunité de bâtir un bouclier de protection parfaitement adapté aux besoins réels de votre famille, sans payer le prix fort. C’est reprendre le contrôle sur un élément essentiel de votre projet de vie.

N’attendez pas qu’il soit trop tard pour vous poser les bonnes questions. Profitez dès aujourd’hui de la loi Lemoine pour auditer votre contrat d’assurance actuel et le comparer aux offres du marché. C’est l’étape logique et responsable pour renforcer la sécurité financière de vos proches et garantir la pérennité du foyer que vous avez bâti.

Rédigé par Sarah Benali, Courtière en financement immobilier certifiée IOBSP niveau 1 et experte en assurance emprunteur. Elle cumule 12 années d'expérience bancaire, dont 7 passées à la tête d'une agence de courtage indépendante négociant les meilleurs taux.